Jeanne de BELLENGUES - la plus belle dame qu’il y eût alors en France

Cahiers de recherches médiévales et humanistes

La femme de ce chevalier était la plus belle dame qu’il y eût alors en France. Fille du seigneur de Bellengues, elle appartenait à la plus grande maison et au plus haut lignage de la Normandie. On la louait fort pour des qualités qui étaient celles d’une grande dame. On la tenait pour très avisée et sachant mieux gouverner sa maison que n’importe quelle autre dame de cette province, et pour la mieux parée
« A Pero Niño todas las buenas maneras e enseñanças e gentilezas le venían por natura, e sienpre usó dellas en quanto él bivió, e aún bive oy su fama, e bivirá entre los cavalleros e entre los nobles ». G. Díaz de Games, El Victorial…, p. 391.

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Il y a un pays où Sérifontaine fut un mythe littéraire, le cadre princier d’une incroyable histoire d’amour entre un aventurier et la plus belle femme de France. Vous n’en croyez rien ?

La Bibliothèque de Madrid conserve le manuscrit d’un célèbre récit chevaleresque, le Victorial, chronique de la vie de Don Pero Niño composée par son porte-étendard alors que son héros avait déjà dépassé la cinquantaine.

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femme de Jean V Malet. Jeanne de Bellengues était issue d'une famille normande

Revenons brièvement sur la première femme de Jean V Malet. Jeanne de Bellengues était issue d'une famille normande, fille du chevalier Guillaume de Bellengues et de Jeanne de Brienchon. Etant veuve, en 1406, de Renaud de Trie, seigneur de Saulmont et de Mouchy, chambellan du roi et amiral de France, mort à l'âge de 80 ans à Hartford en Angleterre, elle se remaria avec Jean V de Graville.

Saudret parle de Jeanne, dame de Sérifontaine, en termes élogieux «  La femme de l'amiral était la dame la plus belle qui fût alors en France. Elle possédait toutes les qualités qui conviennent à une dame de ce haut rang ; très-sensée, meilleure ménagère qu'aucune autre dame de ces contrées, elle était encore la mieux équipée. Son habitation était séparée de celle de l'amiral ; on passait de l'une à l'autre par un pont-levis, quoique les deux demeures fussent enfermées dans la même enceinte  ». Plusieurs historiens ont narré l'amour courtois entre Jeanne et un capitaine espagnol, Pero Nino, qui séjourna sous le toit de l'amiral à Sérifontaine. Selon un contemporain «  la dame de Sérifontaine dont [Jean Malet] gagna le cœur ne fut autre que la fille du capitaine de Rouen, mademoiselle de Bellengues, belle, encore jeune, marié depuis plusieurs années à un vieux chevalier, amiral de France  ».

L'abbé Lebeuf nous apprend qu'au XIVe siècle, la maison de Trie possédait la terre de Mareuil-en-France au diocèse de Montmorency : Philippe de Trie en 1319 et Renaud en 1326. Philippe de Trie et Agnès de Goussainville, sa femme, vendirent la terre de Mareuil le 17 septembre 1395 à Renaud de Trie et sa femme Jeanne de Bellenges. Remariée à Jean Malet, ils vendirent conjointement la moitié de Mareuil à Jacques de Trie, seigneur de Rouleboise le 14 février 1408, en même temps que le fief noble de Chantilly. L'autre moitié de Mareuil fut vendue par Jean Malet et son épouse à Arnaud de Corbie, chancelier de France, le 18 janvier 1410.

Selon La Chesnaye-Desbois, Marie Malet, fille de Jeanne de Bellengues et de Jean V Malet, fut veuve de Gérard d'Harcourt en 1455. Elle rendit foi et hommage, le 7 octobre 1455, de la terre de Lougey. Elle vivait en 1469. Elle donna quatre enfants au chevalier d'Harcourt qui furent auteur des branches de Bonnétable et de Beuvron.eanne de Bellengues

Revenons brièvement sur la première femme de Jean V Malet. Jeanne de Bellengues était issue d'une famille normande, fille du chevalier Guillaume de Bellengues et de Jeanne de Brienchon. Etant veuve, en 1406, de Renaud de Trie, seigneur de Saulmont et de Mouchy, chambellan du roi et amiral de France, mort à l'âge de 80 ans à Hartford en Angleterre, elle se remaria avec Jean V de Graville.

Saudret parle de Jeanne, dame de Sérifontaine, en termes élogieux «  La femme de l'amiral était la dame la plus belle qui fût alors en France. Elle possédait toutes les qualités qui conviennent à une dame de ce haut rang ; très-sensée, meilleure ménagère qu'aucune autre dame de ces contrées, elle était encore la mieux équipée. Son habitation était séparée de celle de l'amiral ; on passait de l'une à l'autre par un pont-levis, quoique les deux demeures fussent enfermées dans la même enceinte  ». Plusieurs historiens ont narré l'amour courtois entre Jeanne et un capitaine espagnol, Pero Nino, qui séjourna sous le toit de l'amiral à Sérifontaine. Selon un contemporain «  la dame de Sérifontaine dont [Jean Malet] gagna le cœur ne fut autre que la fille du capitaine de Rouen, mademoiselle de Bellengues, belle, encore jeune, marié depuis plusieurs années à un vieux chevalier, amiral de France  ».

L'abbé Lebeuf nous apprend qu'au XIVe siècle, la maison de Trie possédait la terre de Mareuil-en-France au diocèse de Montmorency : Philippe de Trie en 1319 et Renaud en 1326. Philippe de Trie et Agnès de Goussainville, sa femme, vendirent la terre de Mareuil le 17 septembre 1395 à Renaud de Trie et sa femme Jeanne de Bellenges. Remariée à Jean Malet, ils vendirent conjointement la moitié de Mareuil à Jacques de Trie, seigneur de Rouleboise le 14 février 1408, en même temps que le fief noble de Chantilly. L'autre moitié de Mareuil fut vendue par Jean Malet et son épouse à Arnaud de Corbie, chancelier de France, le 18 janvier 1410.

Selon La Chesnaye-Desbois, Marie Malet, fille de Jeanne de Bellengues et de Jean V Malet, fut veuve de Gérard d'Harcourt en 1455. Elle rendit foi et hommage, le 7 octobre 1455, de la terre de Lougey. Elle vivait en 1469. Elle donna quatre enfants au chevalier d'Harcourt qui furent auteur des branches de Bonnétable et de Beuvron.

http://julienchristian.perso.sfr.fr/Chroniques/graville1.htm